JUSTICE I Ouverture du procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne.

Le 23 mars 2018, Redouane LAKDIM avait commis plusieurs actes criminels terroristes successifs à Carcassonne puis à Trèbes, assassinant ainsi quatre personnes dont le colonel Arnaud BELTRAME.
Redouane LAKDIM assassinait Jean-Michel MAZIERES sur le parking des Aigles, faisant usage d’un pistolet automatique.

Par la suite, au niveau de l’avenue du Général Leclerc, il tirait sur quatre policiers d’une Compagnie Républicaine de Sécurité faisant leur footing, certains ont réussi a évités les tirs, toutefois un policier avait été sérieusement blessé par balle au thorax.

Enfin Redouane LAKDIM s’était rendu dans le supermarché SUPER U situé à Trèbes. Il avait alors abattu Christian MEDVES, salarié du magasin, et Hervé SOSNA, client, chacun d’une balle dans la tête. Après avoir parcouru le magasin, il prenait en otage une hôtesse de caisse. Redouane LAKDIM avait accepté la substitution proposée par le colonel Arnaud BELTRAME, dirigeant l’unité de gendarmerie arrivée sur place, ce dernier échangeant sa place avec l’otage.

Une lutte s’en était suivie entre le terroriste et Arnaud BELTRAME. Ce dernier avait subi de multiples blessures à l’arme blanche. Plus tard dans la soirée, il décèdera des suites de ces blessures.

Redouane LAKDIM avait quant à lui était abattu par le GIGN de plusieurs balles dans la tête.
Ces attentats avaient été revendiqués le jour même par l’État islamique.

Le procès en première instance s’était déroulé devant la Cour d’assises spécialement composée de Paris, du 22 janvier au 23 février 2024. Plusieurs individus étaient renvoyés devant la Cour pour des faits d’associations de malfaiteurs terroriste, détention d’armes, non dénonciation de crime terroriste.

A l’issu des débats,
  Reda EL YAAKOUBI a été reconnu coupable de détention d’arme sur le territoire français et condamné à la peine de quatre années d’emprisonnement.
  Ahmed ARFAOUI a été reconnu coupable de faire obstacle à la manifestation de la vérité et condamné à trois années d’emprisonnement.
  Sofiane MANAA a été reconnu coupable de détention d’arme sur le territoire français et condamné à une peine d’une année d’emprisonnement.
  Sofian BOUDEBBOUZA a été reconnu coupable de provocation à des actes de terrorisme et condamné à une peine de quatre années d’emprisonnement.
  Samir MANAA a été reconnu coupable de détention d’arme sur le territoire français et condamné à la peine de trois années d’emprisonnement.
  Marine PEQUIGNOT a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs terroristes et condamné à la peine de cinq années d’emprisonnement.
  Baghdad Haddaoui a été reconnu coupable de non-dénonciation de crime terroriste et condamné a trois années d’emprisonnement.

Le parquet national antiterroriste a fait appel des décisions rendues à l’égard de Samir MANAA, Marine PEQUIGNOT et Baghdad HADDDAOUI. En effet, le ministère public avait estimé que les peines retenues à l’encontre des trois accusés n’étaient pas assez sévères. Par ailleurs, ce dernier contestait également l’acquittement de Samir MANAA et Baghdad HADDAOUI pour les faits d’association de malfaiteurs terroriste.

Ce lundi 14 septembre 2026 s’ouvrait, devant la Cour d’assises d’appel spécialement composée de Paris, le procès en appel des proches de Redouane LAKDIM, auteur principal des faits.
Ce mardi 15 septembre, le directeur de la DGSI est venu expliquer comment l’organisation islamique se donnait les moyens de recruter de futurs terroristes. Lors de l’audience, la bande son de l’attentat du SUPER U a également été diffusée, un moment particulièrement difficile pour les parties civiles présentes au procès.

Ce mercredi 16 octobre, l’audience a débuté avec le témoignage d’une enquêtrice de la SDAT. Cette dernière expliquait la relation étroite ainsi que l’implication de Samir MANAA auprès de Redouane LAKDIM au moment des faits.

La FENVAC, constituée partie civile dans ce dossier, est représentée par le cabinet DE MONTBRIAL RAGOT CAILLEZ.

Des membres de l’association étaient présents à l’audience ce mercredi 16 septembre, afin de soutenir les victimes et leurs familles dans ce moment judiciaire particulièrement éprouvant.

Le procès devrait se dérouler jusqu’au 9 octobre prochain.

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